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mercredi, septembre 8 2010

Colonisation maritime

Voici un très bel exemple de géopolitique des ressources : le Brésil a décidé, quasi unilatéralement, d'étendre sa frontière maritime sur l'ensemble du plateau continental, jusqu'à environ 370 milles.

image tirée d'ici



Les détails en sont donnés dans le Monde de ce soir. Que peut on en dire ?

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mardi, mars 9 2010

GP de l'eau et Amazonie bleue

Un article passionnant de Ice station Zebra sur la géopolitique de l'eau, au large du Brésil, avec un commerce indu d'eau douce pompée "en douce" (comme l'eau) à l'embouchure de l'Amazone : un aspect de la géopolitique des ressources que je n'avais jamais vu mentionner.

Merci à Daniel pour cet excellent article.

O. Kempf

dimanche, décembre 20 2009

Copenhague : fin du tiers-monde, réinvention du deuxième

L'échec du sommet de Copenhague est donc avéré. Qu'en dire ?

1/ Qu'il est facile de dire après coup qu'il était prévisible. Au moins était-il envisageable, plausible.

2/ En effet, le tintamarre médiatique européen ne doit pas faire oublier la réalité : les Etats défendent leurs intérêts..... Bref, l'Europe prend trop souvent des vessies pour des lanternes, et croit à ses mots qui ne sont que des mots.... Problème de la négation de puissance, neutraliste et pacifiste, Le soft power ne vient qu'en complément du hard power : encore faut-il que celui-ci existe.

3/ Regardons le Brésil  : on nous l'a présenté comme le point d'un axe progressiste, avec l'Europe. Au final, M. Lula est invité à la négociation finale, celle qui produit quelque chose (c'est à dire pas grand chose) : entre États-Unis, Chine, Inde, Afrique du sud et Brésil, et sans les autres... Duplicité.. ou réalisme ?

4/ Le blocage est dû, principalement, à l'accord entre la Chine et les États-Unis : le condominium est assez puissant pour bloquer le système. D'une part parce qu'il en a l'habitude (la relation perverse alliant d'un côté surendettement, surconsommation et dollar faible et de l'autre côté, surépargne, surproduction et yuan encore plus faible); d'autre part parce que les deux sont encore sensibles à la vision traditionnelle de la puissance et de la souveraineté : l'un parce qu'il voit celle-ci s'évanouir, l'autre parce qu'il la voit à portée de main. Bref, l'égoïsme froid des Etats, même s'il est à courte vue.

5/ Cela fait-il de ces deux là les maîtres du monde ? c'est aller vite en besogne, car ils n'ont pas entraîné, loin s'en faut, le reste de la planète derrière eux.

6/ L'échec est dû également à la conception même du sommet : une négociation brutale, à 200 pays, pas spécialement préparée... Preuve que la communauté internationale n'est pas, par elle-même, suffisante pour imposer son cadre. La pluralité entrave la décision.

7/ Dernier facteur, le plus important probablement : le tiers-monde tel qu'on l'entendait traditionnellement, n'existe plus. Tout d'abord parce que le deuxième monde, tel qu'on l'entendait, (le modèle communiste) a disparu dans les limbes de l'histoire. Ensuite parce que le tiers monde à l'ancienne s'est séparé en deux. Il faut d'une part englober les "pays émergents" qui commencent à avoir des intérêts communs ; et le reste, le vieux tiers-monde (pas encore en voie de développement, pour faire simple) qui n'en peut mais. Il est ainsi symptomatique que ce nouveau deuxième monde ait trouvé un sigle (BASIC, voir ici) : je n'y voyais qu'une anecdote : elle est plus significative qu'il n'y paraît.

Ce deuxième monde a désormais ses intérêts propres : l'environnement n'y entre pas....

Réf : on lira avec intérêt le billet de l'allié "mon blog défense"

O. Kempf