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Web-pêche mensuelle

Pas beaucoup de nouveaux blogs repérés cette semaine...

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Un blog éloigné de la géopolitique, mais qui pose des questions fort intéressantes (et des réponses, aussi) sur le travail d'écriture. Vaut le détour. Espaces réflexifs, écrire publiquement.

Un très bon blog sur la criminalité numérique.

Comme son nom l'indique, un blog sur la sécurité de l'entreprise,

Un site de fond de cartes : tout un choix à gogo...

Et voilà : un mois peu fructueux, mais je vous confesse avoir eu peu le temps de fureter....

O. Kempf

Commentaires

1. Le dimanche 29 avril 2012, 23:40 par yves cadiou

Vous je ne sais pas mais moi pfoulàlà… En ce début 2013 je trouve que depuis un moment l’on est trop résolument sérieux sur ce blog. Pour changer, je suis allé bavarder un peu avec mon copain le héron de l’Erdre dont les impertinences sont parfois pertinentes. C’était dimanche matin dans la fraîcheur de l’aube. Hé oui, parce qu’ici à Nantes on profite à plein de la douceur océanique. Elle est générée par les lointains alizés et l’anticyclone des Açores, puis régénérée au passage sur le rift médio-atlantique et sa chaleur volcanique ; de ce fait la température ici est rarement glaciale même à l’aube en février.

Le quai de l’Erdre était désert, les derniers bistrots ayant évacué leur clientèle trois ou quatre heures plus tôt. Mon copain le héron arpentait le toit d’une péniche d’artiste-peintre, celle du Commandant Couche-tôt. Il est surnommé ainsi en dérision parce que, à ce qu’on m’a dit, il est un habitué de la fermeture des bars du quai. Il vit et travaille sur sa péniche où il expose ses toiles et en vend parfois à des passants. Grâce au décalage horaire du Commandant Couche-tôt, mon copain le héron sait qu’il ne sera pas dérangé avant le milieu de journée.

Ce matin-là, le héron m’a inquiété quand je l’ai aperçu : sur le toit de la péniche il faisait des allers-retours en titubant, ses pas irréguliers s’entrecroisaient, son cou ondulait comme une corde de contrebasse quand il était secoué de violents hoquets qui l’obligeaient à quelques brefs battements d’ailes pour retrouver son équilibre. En même temps il prononçait, d’une voix couverte, des mots incompréhensibles : « bonané ! blovèzemad’ ! bonané ! »

Je me suis approché et assis sur un banc, humide à cette heure-là, de la station du tramway qui longe l’Erdre dans la journée (je vous conseille la ligne 2, assez touristique). Je demande au héron : « qu’est-ce qui t’arrive, tu es malade ? » Aussitôt je suis rassuré parce qu’il s’immobilise avec son habituel équilibre parfait, le bec à l’équerre : « Ah, je ne t’avais pas vu. Non, non, tout va bien. Je faisais seulement votre danse des jours qui allongent.
----- Notre danse des jours qui allongent ?
----- Oui, j’ai remarqué qu’à la saison où les jours sont très courts, vous faites cette danse-là vers la fin de la nuit et alors les jours commencent à allonger un peu. Moi, j’aime bien que les jours allongent alors je refais de temps en temps votre danse magique pour qu’ils allongent plus. D’ailleurs ça marche : le soleil se lève de plus en plus tôt, tu as remarqué ? Je suis sûr que le plus important pour appeler le soleil, c’est le mot magique : bonané. Tu ne crois pas ? » J’hésite à lui ôter ses certitudes. J’esquive à moitié : « Je peux difficilement te répondre parce que je ne suis pas magicien : j’ai loupé le CEM quand j’étais gamin.
----- Le CEM ?
----- Le Certificat d’Etude Magiciennes. J’étais malade ce jour-là et ensuite mes parents m’ont donné une autre orientation, je n’ai pas eu l’occasion de me présenter à nouveau.
----- C’est dommage. Mais tu sais peut-être quand même ce que veut dire l’autre mot magique : blovèzemad’ ?
----- Oui : c’est plus exactement bloavez mad, ça veut dire la même chose que bonané mais c’est en breton.
----- Alors si c’est en breton, c’est sûrement encore plus efficace.
----- Au moins autant, en tout cas. Et ça te prend souvent, de faire la danse magique ?
----- Surtout le dimanche parce que, comme tu peux voir, il n’y a personne à l’aube. C’est que je tiens à ma réputation « le héron au long bec emmanché d’un long cou », un peu snob, « ces raisins sont trop verts », tout ça. C’est l’image que vous avez de moi, il faut que je l’assume. Tu ne diras rien, hein ?
----- Ne t’inquiète pas : quand je raconte nos conversations, tout le monde crois que je les invente. »

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