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mardi 23 juillet 2013

5 options contre la Syrie ? prendre appui sur le vent....

Le journaliste a été surpris :

  • Alors, monsieur Kempf, laquelle de ces cinq options vous semble la plus probable ?
  • Aucune.

Je ne suis pas sûr d'être réinvité. Pauvres gars de France 24 : au cœur de l'été, ils suivent l'actualité et voient donc que le général Dempsey, plus haut gradé américain, vient d'envoyer une lettre au Congrès, où il expose cinq scénarios d'action contre la Syrie (voir ici). "Mais ça veut dire, put-être, la guerre ?". Et les voilà à faire la une sur le sujet. de la vraie actu, qui va, qui sait, relancer l'audience... Sauf que....

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vendredi 24 mai 2013

Le retrait américain, ou beaucoup de bruit pour rien

Leading from behind, nous a-t-on asséné au moment de la Libye. Pivot, racontait-on avant. Peut-être... mais où en est vraiment l'Amérique ? et si tout ça n'était pas, finalement, au-delà des rodomontades, un "doing nothing from behind" ? Ce serait habile, remarquez : faire croire qu'on a encore un projet, quand on n'en a plus. Mimer la puissance globale, quand on n'en peut mais. Explorons un peu ...

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dimanche 9 décembre 2012

Amérique Israël : affichage d'une mésentente ?

Revenons sur le vote de la semaine dernière à l'ONU, au sujet de l'accueil de la Palestine comme État observateur mais non membre. 138 ont voté pour, 41 se sont abstenus, et 9 (neuf) ont voté contre.

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mercredi 7 novembre 2012

And the winner is…

Soirée électorale, ici, aux États-Unis où les circonstances me mènent ce soir. Ce qui me permet de donner, en direct, les nouvelles à mesure qu’elles arrivent. En effet, une des premières impressions tient à la différence avec les soirées électorales que nous connaissons en France, où à 8 heures, on a le résultat. A l’heure où j’écris ce billet, (22H30 heures de New-York), nous n’avons toujours pas les résultats des trois plus importants « swing states » (Virginie, Ohio et Floride) même si on comprend, à mesure que les nouvelles partielles arrivent, qu’Obama devrait gagner. C’est l’effet à la fois de l’organisation politique du pays (il y a cinquante élections) et à son étendue géographique.

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dimanche 9 septembre 2012

Clivages intérieurs aux Etats-Unis

La fin des conventions politiques aux États-Unis marque le lancement officiel de la campagne électorale pour la présidentielle. C'est l'occasion de tenter une analyse de la géopolitique intérieure de l'Amérique.

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jeudi 10 mai 2012

L'Amérique après Obama (entretien avec Amy Greene)

Amy Greene est une politiste américaine qui travaille en France. Elle vient de publier un livre sur l'Amérique de Barack Obama : à lire avec intérêt dans la perspective de (l'autre) campagne présidentielle : elle nous y explique un basculement non pas ethnique mais générationnel, qui aura des conséquences sur les votes, et donc la direction politique des États-Unis.

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Elle a bien voulu répondre aux questions d'égéa.

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lundi 30 janvier 2012

Jeu d'eau (2) : Géopolitique américaine du Pacifique : la Chine, vraiment ?

Je poursuis mes réflexions à la suite du bon sujet proposé l'autre jour par PTH. Pour m’intéresser au dispositif américain dans le Pacifique ouest, aux objectifs chinois et au pion central qu'est Taïwan.

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vendredi 6 janvier 2012

La nouvelle politique de défense des Etats-Unis, par J Pellistrandi

Jérôme Pellistrandi a été plus rapide que tout le monde : à peine publiée hier soir par le président Obama, la Nouvelle politique de défense des Etats-Unis fait déjà l'objet d'une analyse fouillée : bravo à lui.

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J'ajouterai deux remarques :

  • la nouvelle ambition (limitation à une seule opération majeure et capacité d'endiguer simultanément un autre adversaire) renvoie-t-elle aux deux challengers mis en relief, Chine et Iran ?
  • Y a-t-il vraiment une pression mise sur les Européens ? sera-ce le thème du sommet de Chicago ? C'est ce qui ressortait de manière subliminale de la déclaration du Secrétaire général de l'OTAN, hier soir.

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mardi 20 décembre 2011

Les Américains ont-ils déjà gagné une fois ?

A la suite du retrait américain d'Irak, et après avoir lu cet article, un correspondant (PLL, merci à lui) m'envoie une interrogation, et je devine déjà qu'elle suscitera l'enthousiasme de Jean Phi Immarigeon et les rétorques de Laurent Henninger : Au fond, les Américains ont-ils réellement gagné une victoire dans l'histoire militaire ?

O. Kempf

source (la bataille de Tippecanoe, 1812)

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vendredi 9 septembre 2011

11 septembre : date stratégique ?

J'ai hésité à publier sur le 11 septembre : vous êtes assommés de rétrospectives et perspectives sur le sujet....

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mardi 15 février 2011

Surprise n° 2

La première surprise est donc réelle : il s'agit de ce qui se passe au Maghreb et, peut-être, au Machrek (deux manifestants tués aujourd'hui à Bahreïn).

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des scénarios. La surprise stratégique, essayons tout d'abord de la qualifier :

  • elle doit être plausible : elle doit donc s'appuyer sur des données objectives, des faits, des situations observables dès à présent. Ainsi, quand oodbae suggère que la France gagne la coupe du monde de foot en 2018, c'est clairement impossible ! le scénario ne tient donc pas.
  • elle doit surprendre : et donc, heurter le sens commun, de façon qu'on se dise "comment était-ce possible?" et que des cuistres expliquent aussitôt "c'était hautement prévisible".

En avant, donc, pour une deuxième surprise.

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jeudi 9 septembre 2010

Argent et géostratégie

Deux articles du Monde posent indirectement la question des rapports entre l'argent et la géostratégie.

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lundi 30 août 2010

USA : une puissance moins inévitable

Chacun connaît le mot de Madeleine Albright disant des États-Unis qu'ils étaient une puissance "indispensable". Derrière le mélange de propagande et de constat de la formule, il faut constater que depuis le XX° siècle, les États-Unis sont inévitables.

(image d'un blog lorrain)

En ce début de XXI° siècle, y aura-t-il un "new American century " ? C'est peu probable. Cette différence entre les deux situations nécessite d'explorer un peu cette "décroissance" (comme quoi, les alters doivent être heureux, puisque l'on peut distinguer, quelque part, la décroissance aux États-Unis).

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vendredi 28 mai 2010

Nouvelle doctrine Obama : terrorisme

Je n'ai pas eu le temps de lire la nouvelle strategic review qui vient de paraître. Ce que j'en lis dans la presse française et anglo-saxonne m'amène à ces commentaires liminaires :

1/ Enfin, le constat qu'il ne peut y avoir de "guerre contre le terrorisme" (GWOT) : je l'explique à mes étudiants depuis trois ans (Victor peut en témoigner) : on ne fait pas la guerre contre une tactique. ça sera dans mon prochain bouquin en octobre (sur l'Otan).

2/ Donc, il faut nommer l'ennemi : va pour Al Qaida. Mais c'est insatisfaisant : il faut donc prendre également les têtes brûlées.

3/ Or, ces têtes brûlées existent aussi sur le territoire national (homeland) : le discours paraît prudent sur ce thème, au moins constate-t-il la réalité.

4/ Mais pas toute la réalité : le terrorisme des têtes brûlées n'est pas le seul fait des tenants du "terrorisme islamiste", mais aussi des radicaux identitaires "nationaux". Hors Twin towers, le plus grand attentat américain est celui d'Oklahoma city. Plus que twin towers, il s'agit de twin terrorists, qui se nourrissent l'un l'autre, sur fond de trouble identitaire. Et cela, la doctrine Obama ne le constate pas : elle ne peut aller aussi loin.

Il faut vraiment lire le bouquin d'Appadurai, que je signalais l'autre jour, et qui n'a pas suscité votre intérêt : vous devez vraiment le lire.

O. Kempf

lundi 22 mars 2010

Victoire de politique intérieure

La vraie victoire de politique intérieure qui a eu lieu ce week-end, c'est incontestablement ... aux Etats-Unis. Et elkle bénéficie à Barrack Obama, qui a fait voter la réforme de l'assurance santé (voir ici).

1/ Peu importe qu'elle soit historique ou qu'on entende à nouveau "yes we can" dans les meetings démocrates. Elle permet surtout de solidifier politiquement le gouvernement en place : et donc, de leui redonner du crédit, et donc de l'influence, en politique internationale.

2/ Par exemple, M. Obama sera moins sensible au loby pro-israélien, alors que M. Netanyahou arrive le week-end prochain à Washington. Peut-être va-t-il afficher une politique claire au Proche-Orient, alors que jusqu'à présent, depuis le discours du Caire, on avait plutôt observé des rebuffades de tous côtés.

3/ Ailleurs, les choses sont contrastées, mais rarement très favorables : - les relations avec le Japon se tendent - le dialogue avec la Chine reste incroyablement difficile, Pékin refusant de réévaluer le Yuan, Washington n'ayant aucun moyen de pression - on observe certes quelques lueurs du côté de l'AfPak, ce qui est important étant donné le primat donné à cette question lors de la campagne, et la longue hésitation ayant mené à lé décision du renfort cet hiver - de même, en Irak,les élections se sont convenablement déroulées - un lien transatlantique qui continue de se détendre - l'impulsion nucléaire peine à se matérialiser : la NPR n'a toujours pas été rendue publique, le traité START toujours pas igné avec les Russe, l'Iran n'en fait qu'à sa tête,...

4/ Ainsi, pour un relatif succès en Asie centrale, beaucoup d'espoirs déçus. Il serait temps désormais que M. Obama profite du répit qu'il vient d'obtenir à l'intérieur pour peser à l'extérieur.

réf :

O. Kempf

vendredi 9 octobre 2009

Nobel d'Obama

Ainsi, le président Obama recevra le prix Nobel de la Paix. La surprise est totale, et amène plusieurs commentaires.

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1/ Tout d'abord, on peut disserter de la pertinence de la chose : nul doute que la plupart des commentateurs vont s'échiner sur la question, et reproduiront ce qui se dit immédiatement aux Etats-Unis (voir par exemple cette recension en français) ou les commentaires, un peu plus élaborés, de V. Jauvert.

2/ Mais si vous lisez EGéA, c'est bien sûr pour avoir un peu plus. Et pour briller ce week-end dans vos dîners en ville, où le sujet ne manquera pas d'être évoqué ("t'as vu, c'est dingue, Obama est prix Nobel, c'est n'importe quoi"), vous allez pouvoir montrer votre expertise géopolitique, en disant par exemple :

3/ La grande nouveauté dans cette affaire, c'est que ce prix Nobel n'est pas un prix de constat, mais d'incitation à l'action. Il n'est pas tourné vers le passé ("ah! quel bel homme ! de face ou de profil, on dirait Buffalo Bill") mais vers l'avenir. Le Nobel devient un "outil" de la politique publique, alors qu'il n'était qu'honorifique.

4/ C'est du moins l'ambition. Car immédiatement se posera la question de l'efficacité de cette nouvelle position. Il est incontestable que cela va alléger la pression qui montait ces dernières semaines sur le président, et que j'avais signalée (voir ici). Les choses ne s'arrangent pas :

  • La Chine veut remplacer le dollar par un panier de devises pour les achats pétroliers, et le blocage paraît évident s'agissant de la négociation de Copenhague : il y aura un accord, mais où les Etats-Unis n'auront qu'une position seconde, manifestant ainsi qu'ils ne sont plus la grande puissance (on y reviendra).
  • S'agissant de l'Afghanistan, (sur lequel on reviendra également), certains (J-Ph. Immarigeon) ne cessent de prédire que les Américains partiront, défaits.
  • La seule bonne nouvelle a eu lieu la semaine dernière à Genève, quand un embryon d'accord a point entre la Communauté INternationale et l'Iran (voir mes commentaires radio ici), mais cela paraît extrêmement fragile.

5/ Mais globalement, cette volonté d'action du prix Nobel risque de sanctionner le retrait et l'abaissement, et non "une nouvelle politique étrangère", comme l'espère V. Jauvert. Je ne suis pas sûr que c'est vraiment dans les calculs des Nobel....

6/ Au-delà, à quoi sert un Nobel de la paix ? à de la bonne conscience ? à une hagiographie laïque ? à une agitation médiatique supplémentaire ? à une sorte de soft power d'une "communauté internationale" qui se voudrait, doucereusement et incognito, dominante sur ces gueux d'Etats, trop enracinés dans la Realpolitik de papa ?

Car si ça se trouve, le calcul des Nobel ne consiste pas à récompenser l'audace du président qu'il faudrait encourager, mais à la féliciter de sa défaite.....

Quel chic succès vous allez avoir, dans vos dîners en ville..... Bonne soirée

O. Kempf

jeudi 17 septembre 2009

Les déboires étrangers du président Obama

Ainsi donc, le président Obama a annoncé qu'il abandonnait le "troisième site" du bouclier antimissile américain.Cela ne surprend personne, tellement les choses étaient claires dès le début, avec notamment le discours du VP Biden à la Wehrkunde de février, nous l'avions signalé à l'époque.

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Oh ! bien sûr, on déploie quelque chose ! mais il ne s'agit que de missiles à courte et moyenne portée : en clair, de la DAM de théâtre, non de la DAM de territoire. Du réaliste, faut-il le dire. Du côté de l'alliance, on doit être soulagé. Même si on rit très jaune à Prague et à Varsovie, où on a pris des risques politiques intérieurs dans cette affaire pour être plaisant envers l'ami américain, et s'apercevoir que ça ne valait pas le coup.

A Moscou, en revanche, on doit goûter son plaisir : depuis le discours de Poutine à la Wehrkunde il y a deux ans et demi, la diplomatie russe a vogué de succès en succès. Celui-ci a des airs de triomphe....

C'est en fait pour M. Obama que les choses sont les moins agréables. Car au fond, sa politique étrangère, si elle se caractérise par un ton indubitablement nouveau et plus convivial, n'a pas tant de succès que ça.

  • - Avec la Russie, on abandonne le BAM en espérant un soutien dans l'affaire iranienne : c'est peu dire que le résultat est, aujourd'hui, peu probant et qu'on ne voit pas les Russes vouloir soutenir, même du bout des lèvres, les Américains dans leur souhait de contraindre Téhéran.
  • - Avec l'Iran, justement. La politique de la main tendue semble échouer : d'une part à cause des élections et du maintien, certes controversé, de M. Ahmadinedjad ; mais aussi à cause de la persistance iranienne à poursuivre tranquillement ses affaires.
  • - avec Israël, on ne voit pas plus de résultat : M. Netanyahouh continue son numéro d'équilibriste, et ne lâche rien sur les colonies. LE seul progrès est qu'il ne convainc plus personne avec son discours présentant l'Iran comme une menace : tout le monde comprend aujourd'hui que le problème israélien est d'abord et avant tout circonscrit à la Palestine. Ce qui ne fait pas avancer le processus de paix d'un iota.
  • - l'Irak pourrait présenter un succès, grâce au calendrier de désengagement. A ceci près qu'on observe actuellement une recrudescence des attentats ; et que ledit succès tient d'abord à la pertinence de la politique de G. W. Bush, qui l'avait décidé en son temps (surge) et malgré les critiques ....
  • - l'Afghanistan, initialement présenté comme le marquant de la nouvelle politique, demeure un terrain très mouvant : on ne sait toujours pas aujourd'hui quelle orientation marquée va être décidée ; l'élection présidentielle tourne à la farce, puisqu'elle apparaît désormais suffisamment démocratique pour que le bourrage des urnes semble scandaleux ; enfin, les seuls succès sur le terrain ont lieu au Pakistan, plus à cause du radicalisme des talibans pakistanais que par adresse américaine. E c'est l'armée pakistanaise qui est aux commandes, pour ses propres intérêts !
  • - Guantanamo continue d'être un trou noir dont on ne sait se sortir.
  • - la gestion de la crise (Londres puis bientôt Pittsburgh) accouche d'une souris, car la création du G 20 ne suffit pas à compenser le retour des comportements les plus ultras des banquiers d'affaire.
  • - au fond, seule la relation avec la Chine, dans cet espèce de bizarre condominium politico-économique, donne quelques satisfactions : mais dans le même temps, l'Obama japonais récemment élu veut renégocier avec les Etats-Unis, tandis que la Corée du nord continue de lancer des missiles et de déclarer des "percées" dans toutes les filières nucléaires...

Décidément, ce n'est pas facile de vouloir changer le monde....

O. Kempf

mardi 5 mai 2009

RMA, politique et technologie

Lors du colloque d'hier, M. X. de Villepin (le sénateur) m'a posé une question dont les présupposés méritent d'être approfondis :

"Avec Obama, qu'est-ce qui a changé en matière de RMA ?" (RMA comme révolution dans les affaires militaires).

1/ J'ai d'abord répondu que le plus grand changement dans la remise en cause 'politique' de l'approche technologique n'avait pas eu lieu entre G.W. Bush et Obama, mais entre Le premier et le deuxième mandat de G. Bush, et le départ de D. Rumsfeld : c'est cette décision (et l'arrivée de R. Gates) qui marque la fin du projet RMA-iste. D'ailleurs, le maintien de Gate en est le signe le plus marquant. En revanche, il ne faut pas assimiler la RMA à la seule cyberguerre, car le champ technologique est bien plus large. Et pour le coup, l'arrivée d'Obama introduit un changement, qui est celui de la remise en cause du bouclier anti-missile, pour des raisons politiques (dialogue américano-russe). Cela sans évoquer les coupes de programmes qui vont devoir être effectuées, notamment pour des raisons budgétaires (sur ce dernier point, on lira les chroniques fouillées de Philippe Grasset dans dedefensa).

2/ AU-delà de cette réponse, ce qui est intéressant, c'est le sous-entendu politique : la RMA serait une expression de la doctrine neo-cons. Et il est exact que cela correspond à une partie de la réalité, qui n'a pas forcément été vue jusque là. En effet, on concevait la doctrine neo-cons d'abord comme une vision politique, et on rattachait le plus souvent la mise en avant de la RMA à la vieille conception jominienne de la guerre. Il n'a pas été souvent dit que les deux coïncidaient plus qu'on ne le pensait.

3/ Cela n'est toutefois pas étonnant, puisqu'une politique de défense est l'expression radicale des vues politiques du'n pays, et d'abord d'un gouvernement. Mais je reviendrai sur ce sujet, qui me paraît très important.

O. Kempf

Références : on se reportera notamment à ce site qui entretient le débat sur la RMA.

jeudi 22 janvier 2009

Obama....

Obama, donc

Voir ce que j'en écrivais ici, et ici, et ici.

1/ Toujours l'émotion, incroyable. Surtout, mise en scène. Le monde est un théâtre, Théâtre des opérations. La guerre s'y joue.

2/ Obama, au-delà de ses qualité personnelles, et de son destin (je crois à la notion de destin, lui croit à son destin), a bénéficié d'une chose : le formidable rejet de G. Bush. Le rejet de l'un explique (en partie, j'en conviens) le formidable succès de l'autre.

3/ Peu d'intérêt pour l'Europe. Hawaï, l'Indonésie : son océan, c'est le Pacifique. Autant dire que le transatlantique n'est pas son sujet.

4/ Son seul intérêt : sortir l'Amérique de là où elle est engluée : - à l'intérieur (et à l'extérieur) de la crise économique - l'extérieur, des conflits longs d'Asie centrale : les exigences envers les Européens vont être très hautes. Grosse négociation en perspective.

O. Kempf