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L'empire du milieu du sud

Dépêchez-vous d'aller voir ce film : il ne passe que dans trois salles à Paris, et une vingtaine en France.

C'est le dernier film de Jacques Perrin, avec Eric Deroo. On n'ose parler de testament.... Car voici une mélopée,

... la triste mélopée de l'amour d'un homme pour un peuple et une terre, le ViêtNam, et son itinéraire chaotique au cours de son entrée dans l'histoire moderne.

Voici un film poignant et saisissant. En tout état de cause émouvant et, surtout, triste : triste comme la destinée de ce peuple qui a tant souffert et qui a tant su se faire aimer. Est-ce un documentaire, comme cela est écrit sur la présentation ? non, c'est un long poème, celui constitué des témoignages de tous ceux qui ont été atteints du mal jaune. Et alors que les derniers témoins de l'Indo sont en train de nous quitter, il est bon d'aller, une dernière fois, partager ce qui a bien pu les fasciner.

O. Kempf

Commentaires

1. Le dimanche 12 décembre 2010, 22:34 par charlotte nel

- Quel film avez vous vu, lance mon fils de 14 ans ce matin au petit déjeuner ?
- L'empire du milieu du sud.
Éclat de rire. - ça se trouve où?
- ça se trouve là, en Indochine. Et il file au collège pendant que mes idées s'enfilent.
Cet empire, il est là, au milieu de moi. Avec trois harmonies et trois disharmonies. Des paysages éblouissants de beauté, des paysages arrachés, plantés dans la laideur. Des musiques ourlées par le murmure des voix d'enfants , les cris joyeux puis la musique infernale des cris des blessés, des mourants, des apeurés. Ceux sur qui sifflent les bombes qui explosent.
Des actes des hommes : des rizières enchantés, création des laborieux jardiniers. Des actes des hommes aussi : armes, fusils et pièges. Tout se lie et se délie, formidables trames de ce film dont les fils mêlés sont savamment enlacés, où le rouge s'accroche au vert, où le ciel pose son or, chaque soir survit et meurt.
Lente maturation du regard sur une guerre lointaine, parfois oubliée mais ici ressuscitée et transfigurée.

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