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vendredi 22 avril 2011

OTAN en Libye (2) Passage de témoin

Voici la suite de mon analyse sur l'OTAN et la Libye. (premier billet ici).

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lundi 11 avril 2011

Libye : 4 questions à M. Goya

Michel Goya (chercheur à l'IRSEM) a bien voulu répondre rapidement à quelques questions sur les opérations en Libye : mille mercis à lui pour cet éclairage plein de bon sens, et qui va au-delà des commentaires bêtas de certains journalistes...

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O. Kempf

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mercredi 29 septembre 2010

Succès en Afghanistan ?

A noter immédiatement que j'utilise le mot succès et non celui de victoire : d'une part, il est plus adapté à la nature du conflit ; d'autre part, on ne sait s'il s'agit d'un succès ou de succès au pluriel : cette indétemination est fort utile, n'est-ce pas ?

Mais au fait : pourquoi parler de succès ?

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mardi 7 septembre 2010

Inondations et talibans (suite)

Je signale la parution récente, sur Ultima ratio, d'un billet (du 7 septembre) qui fait la suite à mon billet (du 6 septembre) sur les conséquences stratégiques des inondations au Pakistan (voir aussi ce billet).

Les grands esprits se rencontrent.....

O. Kempf

lundi 6 septembre 2010

Inondation et talibans

Juste deux questions qui me tarabustent :

  1. Pensez-vous que les inondations au Pakistan ont affecté l'activité des talibans ??? En Afghanistan ? et au Pakistan ?
  2. Autre question : l'augmentation du nombre des morts de la coalition cette année n'est-elle pas due à des manoeuvres plus intrusives (opération Helmand, et celle à venir de Kandahar) ? autrement dit, le fait de sortir plus des bases et de façon moins carapaçonnée occasionnerait plus de danger, donc de pertes, qui serait l'effet de la nouvelle stratégie COIN ? cela ne signifierait donc pas son échec, d'ailleurs, car on ne connaît pas le chiffre des pertes ennemies...

O. Kempf

mercredi 1 septembre 2010

Raisons de la guerre en Afghanistan

Je vous ai déjà signalé ce blog. Son billet de ce soir, que m'a signalé Séb (à moins que ce ne soit Stéph, je ne sais plus à la fin...) est très éclairant. L'auteur n'accepte pas les commentaires ; moi, si : écrivez, je transmettrai en espérant susciter sa réponse.

Vous lirez également l'article, tout aussi instructif, de Zaki Laïdi dans Le Monde de ce soir. Là encore, tout plein de réflexions.

La mise en perspective d'un article vu du point de vue français voire occidental et d'un autre vu du point de vue américain montre que l'alternative (rester ou partir) constitue au fond une double mauvaise solution.

Sauf si on accepte que le modèle "occidental" (souveraineté nationale, fait étatique, démocratie) ne s'applique pas et qu'il faut donc trouver "autre chose" : mais alors, comment le justifier ?

O. Kempf

vendredi 27 août 2010

Retraits

Il y a eu un débat animé, la semaine passée, sur AGS, autour de la notion de retrait d'Afghanistan : allez le voir, c'est intéressant.

Du coup, j'ai eu quelques réflexions sur ces histoires de retrait : sans aucune prétention, et sans la charge idéologique qui entoure le sujet d'habitude (du style on est pour / on est contre) : faux problème et mal posé, mais c'est une autre histoire.

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dimanche 14 février 2010

offensive dans le Helmand

Les commentateurs se gaussent : cela fait trois semaines que l'Otan annonce son offensive dans le Helmand, c'est ridicule, où est la surprise ?

C'est au fond assez bien joué : soit les insurgés viennent au combat, et la Fias peut espérer une bataille "rangée" où elle aura l'avantage (même si les autres tentent le hit and run) ; soit au contraire ils se défilent, et l'Otan pourra dire "ils ont peur, vous voyez, on stabilise".

Bref, la médiatisation préalable n'est pas si sotte.

O. Kempf

samedi 26 décembre 2009

Bombes de fortune : réflexions incidentes

Les bombes de fortune (IED - EEI) sont le thème du mois sur AGS. Ceci m'amène à quelques réflexions, en ce plaçant de points de vue successifs.

1/ du point de vue militaire

  • avantage pour l'attaquant : surprise et facilité. Inconvénient : effet finalement marginal, efficacité aléatoire.
  • inconvénient pour le défenseur : insécurité permanente, faible moral. Avantage : harcèlement marginal, faibles pertes.
  • niveau tactique : l'affrontement se déroule toujours au niveau le plus petit, le plus local. Éparpillement structurel.
  • niveau opératif : guerre sans "bataille" : or, selon Clausewitz, les belligérants doivent rechercher la bataille. Impossibilité d'agréger l'ennemi. Initiative à l'attaquant.

2/ du point de vue stratégique : l'utilisation de la bombe de fortune est-elle l'aboutissement de la guerre asymétrique ? C'est ce qu'on a tendance à croire. A noter toutefois le vocabulaire utilisé jusqu'ici : "l'attaquant" est celui qui pose l'IED, ce qui est exact au niveau tactique. Mais au niveau stratégique, les "talibans" se présentent plutôt comme des "résistants", donc comme des défenseurs. Toutes choses égales par ailleurs, l'image de la résistance en France pendant le deuxième guerre mondiale permet de comparer les choses. Et puisque tout le monde cite Galula et Trinquier, théoriciens de la COIN après la guerre d'Algérie, il ne faut pas oublier que le discours du FLN se présentait comme l'héritier de la résistance à l'oppression allemande. Ôter l'arrière-plan historique, et considérez le mot "résistance" dans sa simple acception physique, comme le frottement "résiste" au roulement de la bille. La bombe de fortune ne serait que le frottement. Ce n'est pas elle qui, seule, permet de vaincre.

3/ Du point de vue conceptuel : peut-on penser l'IED en dehors de ce cadre asymétrique ? j'ai l'intuition (mais laisse Charles y répondre, lui qui théorise brillamment les lois de la guerre cybernétique, voir ici, ici et ici) qu'il y a un parallélisme des formes avec d'autres milieux : ce qui vient immédiatement à l'esprit est le milieu cybernétique, où le concept de "bombes de fortune" pourrait être démontré avec pertinence (Charles : à toi de poursuivre ta grande encyclopédie de la cyberstratégie).

4/ du point de vue technologique : je ne suis pas sûr que l'improvisation soit si nette: la bombe est-elle autant "de fortune" que ça (cf. le thème des guerres bâtardes d'Arnaud de La Grange) ? Par ailleurs, il y a moyen de trouver des contournements technologiques (je crois d'ailleurs qu'il y a un rapport du Conseil scientifique de la défense sur le sujet, mais je n'ai pas trouvé la référence sur Internet). Il semble ainsi qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de dispositifs qui permettent l'adaptation technologique aux nouvelles conditions. On serait ainsi revenu à des dispositifs filaires, les explosions télécommandées par téléphone cellulaire étant "découvrables" par les contre-mesures technologiques. Conclusion : la bombe de fortune n'est qu'un moment de la guerre, elle sera forcément dépassée par adaptations réactives des deux côtés.

5/ du point de vue médiatique et de la guerre psychologique : La popularité avec laquelle le mot "IED" s'est répandu est un signe de l'importance médiatique du procédé. D'une certaine façon, plus que l'arme de terrain, on préfère utiliser l'arme d'information. En effet, le sabotage est une arme aveugle, qui est donc efficace à l'articulation entre le politique (le peuple) et le militaire. C'est d'ailleurs cet aveuglement qui en fait le prix. Déjà qu'on a du mal à admettre des tués en opération lorsqu'ils sont le fait d'un affrontement classique (Ouzbine), alors quand il y a de plus "injustice" : la réintroduction du sort et du hasard dans les destinées est une chose particulièrement insupportable aux esprits occidentaux. Là réside la vraie asymétrie : non dans les moyens, mais dans l'utilisation de la fatalité. De ce point de vue, la meilleure défense contre les bombes de fortune serait de réapprendre le hasard......

O. Kempf

vendredi 11 décembre 2009

Obama, Clausewitz et l'Afghanistan

Grâce à Laurent H. (que je remercie de son soutien constant), je vous signale un intéressant article proposant une lecture clausewitziene de la récente décision d'Obama (voir billet).

Lire ici

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout, mais je trouve la démarche instructive, et pour utiliser un anglicisme en vogue "appropriée"...

O. Kempf

lundi 21 septembre 2009

Afghanistan : le grand débama

Débama ? kesako ?

Débat d'Obama....

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1/ On a relevé les déboires obamesques dans un billet précédent. L'ami Romain Lalanne (j'avais malencontreusement écrit Stéphane, que les deux n'en prennent pas ombrage) nous a donné, sur AGS, un excellent point de l'alternative en cours. Car le débat en cours, de l'autre côté de l'Atlantique, se résume à sa plus simple expression : renforcer, ou pas ?

2/ Plusieurs considérations viennent aussitôt à l'esprit. Tout d'abord, ce débat est le résultat de la passe diplomatique du printemps, quand les Européens, n'ont pas répondu aux appels du pied du président Obama : non, ils ne renforceraient pas. Dès lors, l'unique responsabilité est transférée aux seuls Américains, qui avaient déjà effectué un premier surge de 27 000 Hommes. Or, si les Américains ne poursuivent pas, la réaction européenne sera immédiate : la débandade - quelque soit le nom qu'on lui donne.

3/ Ce dont il est question, c'est un renfort de .... 3 000 hommes, demande le général Mc Chrystal (voir ici). Et le président hésite . 3.000, quand certains estiment qu'il en faudrait 50. 000 au bas mot (cet article évoque de 10.000 à 45.000) : est-ce bien sérieux ? surtout quand le président hésite. Alors pourtant que le retrait du BAM l'expose à l'accusation de faiblesse de la part des Républicains.... Bref, on est bien loin l'enthousiasme et de l'assurance des débuts.

4/ Pourtant, au risque de se répéter, la situation est-elle aussi catastrophique qu'on le dit ? Je ne fais ici que poser des questions, me méfiant de l'unanimité médiatique de la part de journalistes qui se contentent parfois de la superficialité des choses. Mais il semble bien que dans le sud, les talibans n'aient pas la partie aussi facile qu'on se l'imagine, à cause de la poussée pakistanaise dans leur dos. Ceci expliquerait la démarche vers le nord, subitement devenu plus aisé. D'autant que ce mouvement a plusieurs avantages : intervenir au moment de l'élection, menacer les routes logistiques de la FIAS, et enfin profiter des réseaux du Hezb-e-Islami, de Gulbuddin Hekmatyar : celui-ci a depuis toujours mené son action dans le nord et le nord-ouest de l'Afghanistan. C'est d'ailleurs son mouvement qui a revendiqué l'embuscade de Surobi, l'an dernier. Est-ce d'ailleurs un hasard si on recommence à entendre parler de celui qui fut, en son temps, le grand ennemi de Shah Massoud ? Bref, la résurgence de fondamentalistes du nord traduirait, peut-être, l'affaiblissement des talibans du sud plutôt que leur unification. Là encore, il ne s'agit que d'hypothèses.

5/ Dernier point, celui du calendrier : les hésitations obamiennes tiennent peut-être non à des considérations intérieures, mais à des considérations locales : en fait, le résultat de la présidentielle, dont l'importance symbolique se développe à mesure que les commissions électorales tardent à se prononcer. Ce qui confirme en Asie centrale, ce qu'on savait déjà au Moyen-Orient : et si l'important ne consistait pas, enfin, à respecter nos valeurs ?

O. Kempf

vendredi 28 août 2009

Piraterie maritime : Atalante, Allied Protector, CTF 151 et les autres

J'avais déjà brièvement évoqué EUNAVFOR. Approfondissons un peu le sujet de la piraterie maritime, notamment sous le prisme de l'Otan.

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Le développement de la piraterie au large de la Somalie à partir de 2007 a poussé la communauté internationale à réagir. Le Conseil de Sécurité a pris, au long de l’année 2008, une série de résolutions prises dans le cade du chapitre VII afin de contrer cette menace . Ces résolutions abolissent dans la pratique la distinction entre la haute mer et les eaux territoriales et autorisent les marines étrangères effectuant des opérations dans le cadre de la lutte contre la piraterie à intervenir dans l’ensemble de la zone. Une première autorisation a été accordée pour six mois par la résolution 1816 du Conseil de sécurité du 2 juin 2008, elle fut prorogée de douze mois par la résolution 1846 du 2 décembre 2008. « La résolution 1851 du 16 décembre 2008 a introduit une autre mesure toute aussi exceptionnelle, autorisant les Etats qui coopèrent à la lutte contre la piraterie dans la région, pour une période de douze mois à compter du 2 décembre 2008, à « prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées en Somalie », c’est-à-dire à intervenir sur terre dans le cadre des actions menées pour lutter contre la piraterie », cf. Lord Jopling, « La piraterie : une menace croissante contre la sécurité régionale et mondiale », Rapport de l’assemblée parlementaire de l’Otan, n° 023 CDS 09 F, 2009. Voir également Ch. Ménard, « rapport d’information sur la piraterie maritime », n° 1670 de l’Assemblée Nationale du 13 mai 2009.

1/ La première intervention fut sous direction américaine, dans le cadre de la CTF 150 de novembre 2007 à juin 2008, prorogée depuis et transformée en CTF 151 (avec des navires américains, auxquels se sont joints les Turcs). Puis, alors que l’UE se préparait à mettre en place l’opération EU NAVFOR Atalante, l’alliance se décida rapidement (9 octobre 2008) à lancer sa propre opération de circonstance en détachant le Groupe maritime permanent n° 2 (SNMG 2) dans la zone. Certains y voient le signe d’une « concurrence » entre les deux organisations, voir par exemple N. Gros-Verheyde,

2/ « L’opération Allied Provider, lancée le 24 octobre 2008, était placée sous le contrôle opérationnel du Commandement allié de composante maritime à Naples sous la direction du Quartier général de commandement des forces interarmées de l’OTAN à Naples. Les bâtiments de l’OTAN ont escorté 8 convois du PAM, et ont effectué des missions de patrouille et de surveillance aérienne. L’opération a pris fin le 12 décembre 2008 lorsque l’OTAN a passé le relais à l’opération Atalanta de l’UE » (rapport Jopling). EUNAVFOR a été approuvée par le conseil de l’UE le 8 décembre 2008 pour un mandat d’un an (prorogé en juin 2009) . Pour une analyse du début de mandant d’EUNAVFOR, voir N. Gros-Verheyde, « Atalante six mois après, : premier bilan », cinq billets du 29 et 31 mai, 1er, 4 et 14 juin 2009

3/ De mars à juin, le groupe maritime permanent n° 1 (SNMG 1) a conduit un deuxième mandat « Allied Protector » dans la zone. Toutefois, cette opération pose problème, car il s’agit d’utiliser le transit des groupes maritimes dans la zone pour les habiller de lutte anti-piraterie. « D'autant que certains Etats (comme l'Allemagne) quittent le SNMG quand il est au large de la Somalie pour passer sous commandement de l'UE (autorisation du Bundestag oblige) » (voir N. Gros Verheyde).

4/ Lors du sommet de Strasbourg, les Alliés ont évidemment mentionné la question : « À la demande du secrétaire général de l'ONU, et sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, l'OTAN a pris des mesures contre la piraterie et les vols à main armée en mer. Nous avons lancé l’opération Allied Protector, qui vise à mener des opérations maritimes au large de la Corne de l’Afrique pour contribuer à la lutte contre la piraterie et les vols à main armée en mer, parallèlement aux efforts d’autres pays et organisations, en particulier la Combined Task Force 151 et l’opération ATALANTA de l’UE, qui sont tous complémentaires. Le Groupe de contact sur la piraterie au large de la Somalie joue un rôle important pour ce qui est de faciliter la coordination entre tous les acteurs concernés. Le traitement des causes profondes de la piraterie exige de la communauté internationale qu’elle adopte une approche globale. Nous examinons diverses options concernant la possibilité d’un rôle à long terme pour l’OTAN dans la lutte contre la piraterie, notamment en tenant compte, comme il conviendra, de demandes régionales portant sur le développement de capacités maritimes » .

5/ L'alliance a récemment décidé un élargissement de son action, par la mise enpalce de l'opération "Ocean Shield". « un nouvel élément a été introduit dans le cadre de l'opération Ocean Shield, à savoir le développement des capacités de lutte contre la piraterie des États régionaux. Il a pour but de permettre à l'OTAN d'aider les États régionaux qui en feront la demande à développer leur propre capacité de lutte contre la piraterie. Cette composante de l'opération doit compléter les efforts internationaux en cours et contribuer à améliorer la sécurité maritime au large de la Corne de l'Afrique ». Le commandement opératif est assuré par le Commandement de Lisbonne, le commandement tactique par le Commandement de composante maritime à Northwood

6/ Nul doute que le prochain concept évoquera la question, et surtout le rôle que l’Alliance peut y jouer. Les Etats-Unis semblent pousser un engagement plus appuyé, afin de renforcer la dimension maritime de l’alliance. Toutefois, face au succès d’Atalante et à la multiplication des acteurs, le positionnement n’est pas aisé à définir, et le consensus politique semble difficile à trouver. En effet, plusieurs problèmes se juxtaposent :

  • - les missions « Allied Protector » ne sont pas des opérations permanentes et structurées, comme peut l’être EUNAVFOR. D’une certaine façon, la PESD a été plus efficace au cours des deux dernières années dans le traitement des crises émergentes, que ce soit au Tchad, en Géorgie ou au large de la Somalie.
  • - le cadre juridique est étriqué, puisque les navires alliés peuvent certes escorter les bateaux du Programme alimentaire mondial, mais ne peuvent pas appréhender de pirates (pas d’accord d’intervention) ;
  • - enfin, le fondement conceptuel de l’opération est flou : il ne s’agit pas de lutte contre le terrorisme, éventuellement d’ordre public, face à des organisations criminelles et mafieuse : on est bien loin de la spécialisation militaire qui est au cœur du métier de l’alliance, quelles que soient ses efforts pour élargir ces fonctions dans le cadre de l’approche globale.

O. Kempf

dimanche 26 juillet 2009

Atalante, mission européenne

Plusieurs missions navales anti-pirates se déroulent en ce moment au large de la Somalie (Océan indien, golfe d'Aden, voire mer Rouge).

photo_numancia.jpg Photo du Numancia, actuel navire amiral d'Atalante

  • une mission Otan
  • la mission européenne Atalante
  • la CFT 151, armée par les Etats-Unis (et, dans une moindre mesure, la TF 150)

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1/ La plus solide semble être la mission atalante. Pour l'UE et la PESD, elle est novatrice à plusieurs points de vue :

  • première mission maritime de l'UE
  • commandée par un Britannique
  • avec un statut juridique qui permet mieux de traiter les pirates capturés

2/ Surtout, elle propose une autre innovation : autant les opérations européennes suivaient usuellement le principe d'une durée limitée, selon la théorie de la "date de fin d'opération" que j'ai exposée par ailleurs (voir également mon article sur EUfor Tchad), autant celle-ci, prévue initialement pour un an, vient de voir son mandat prolongé d'un an : c'est le signe d'un enracinement, et d'une capacité nouvelle qu'on ne connaissait pas. Je suis suffisamment sceptique par ailleurs sur la PESD pour saluer ce succès (dont on pourra, évidemment, discuter la portée etc. : contentons nous déjà de cela, c'est la méthode des petits pas...)

Références :

  • mon billet sur la raison des interventions occidentales
  • la page du conseil sur Atalante
  • la fiche de présentation UE de la mission (3 pages)
  • les indispensables billets de Bruxelles 2 sur la lutte antipirate
  • la page de présentation Otan de sa lutte anti pirate
  • un blog (intéressant) critique écrit par un Allemand et écrit en anglais (billet de dcembre 2008, mais ça vaut le coup de farfouiller dans son blog)
  • la synthèse de juin sur la piraterie de l'association des capitaines de navire

O. Kempf

jeudi 5 mars 2009

EUFOR Tchad : une opération vraiment originale (parution)

Vous trouverez dans le dernier DSI mon dernier article publié sur "EUFOR Tchad : une opération vraiment originale".

Je tente d'y démontrer que cette force est bien plus importante qu'elle en a l'air :

- parce que les Européens sont arrivés à projeter au milieu de nulle part une force conséquente, et qu'ils ont découvert que ce n'était pas réservé aux seuls Américains et otaniens.

- parce qu'ils valident expérimentalement le concept de "date finale d'opération" qui remplace dans les faits la notion d'effets majeur (je renvoie au grand débat sur les Centres de gravité que nous avions eu l'été dernier)

- que du coup, ils mettent en place le concept d'opérations relais

- avec une véritable approche civilo-militaire.

Bref, ça aura plus de conséquences que ça n'en a l'air, alors pourtant que cette opération n'a été la priorité de pas grand monde (je reste poli, on va encore me reprocher les mots que j'emploie : comprenne qui pourra)

Olivier Kempf

mardi 24 février 2009

Des renforts comptés

Je m'interrogeais l'autre jour sur la faiblesse du nombre des renforts en Afghanistan, ne notant que les raisons stratégiques et géopolitiques.

Une autre raison pourrait être financière : il s'agit de réduire le niveau du déficit américain (voir la promesse du président Obama de le réduire de moitié d'ici 2013, sachant qu'il atteint aujourd'hui 1200 Mds de dollars, soit 8,3% du PIB). En réduisant les troupes à l'extérieur, on réduit le coût des interventions.

Déjà, la Pologne vient d'annoncer que finalement, elle n'augmentera pas son effectif en Afghanistan, pour des raisons financières ouvertement avouées.

La crise économique va donc réduire les dépenses militaires en gégéral (voir ici). Il semble d'ailleurs que le salon d'armement d'Abu Dhabi soit morose.

Rien ne va plus, même si les jeux ne sont pas faits.

O. Kempf

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