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mercredi 27 avril 2016

Mers el Kébir, fallait-il détruire la flotte française ?

J'ai reçu le dernier opus de Guerres et histoire,n° 30, consacré notamment à Mers el Kébir.

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Beaucoup se sont étranglés à l'époque devant la duplicité anglaise, beaucoup continuent aujourd'hui à critiquer la mauvaise manière faite par l'Angleterre. Il reste que la lecture du dossier montre une réalité bien plus  ambiguë que cela. D'une part, les Français n'ont pas été francs du collier et n'ont pas su (Darlan) contacter Londres autant qu'il l'aurait fallu pour donner des garanties et surtout les mettre en oeuvre. D'autre part, en se mettant du côté de Churchill, le choix était simple : se contenter de bonnes paroles (côté français mais aussi allemand, genre "Jamais nous n'utiliserons ces navires pour la guerre", promesses dont Hitler avait abusé au cours de la décennie précédente, avec l'intégrité que l'on sait) ou agir préventivement. On sait que la décision stratégique doit trancher l'incertitude et éviter si possible ses propres points faibles. De ce point de vue, la décision de Churchill était logique, et tout n'est pas uniquement dû à sa perfidité.

On lira également un bon dossier sur la conquête romaine de la Dacie, future Roumanie. Où l'on apprend qu'elle fut conquise par défaut, pour des raisons de politique intérieure plus que de menaces extérieures (ce qui donne un contre exemple à l'inéluctable expansion du limes de l'empire pour protéger les provinces conquises) et n'a pas constitué un actif stratégique majeur aux yeux des Romains.

O. Kempf

dimanche 24 avril 2016

19ème forum international des réalités

Je participerai les 28 et 29 avril au 19ème Forum international des réalités, organisé par le [magazine tunisien Réalités|http://www.realites.com.tn/] en partenariat avec la Friedrich Herbert Stiftung, l'institut IE Med, le Centre tunisien des études stratégiques. Il traite des "Enjeux et défis de la nouvelle politique de voisinage de l'UE". Avec Hatem ben Salem, Pierre razoux, Elisabeth Guigoux, E. Dupuy, Cl. Bartolone, JM Bockel et une myriade d'élus et d'universitaires tunisiens.

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Je m'interrogerai sur "Faut-il penser l'EI au passé?"

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O. Kempf

 

lundi 18 avril 2016

Quelques remarques sur le jihadisme

Ayant beaucoup lu sur le sujet depuis quelques mois, je ne prétends pas pour autant être un "expert", espèce décriée par les temps qui court. Disons que je ne vais pas sur les plateaux télé, je ne risque donc pas de trop subir la foudre des vengeurs. Par ailleurs, j'ai entendu récemment une conférence d'O. Roy, ce qui renvoie à la controverse "entre experts" qui l'oppose à G. Keppel .On en connaît la teneur. Pour O. Roy, la radicalité préexiste au jihadisme, il y a islamisation de la radicalité. Pour Keppel, à l'inverse, l'islam pose une question propre qui porte à la radicalisation, il y a au fond radicalisation de l'islam. On pourrait bien sûr dire que la vérité gît au milieu mais cet artifice ne convainc pas puisque bien peu essayent d'articuler les deux positions. Or, il ne me semble pas que les deux positions soient si incompatibles. Essayons modestement de comprendre comment.

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mardi 12 avril 2016

MOOC questions stratégiques (cyber)

Le MOOC questions stratégiques (organisé par le CSFRS) entame sa deuxième édition. J'y avais participé pour la séance sur le cyberespace. EN voici ci-dessous la transcription. Pour le reste, deuxième session de diffusion du MOOC sur France Université Numérique du 9 mai au 26 juin 2016, avec les mêmes cours globalement, mais sous-titrés en anglais. Ci-joint le lien vers les inscriptions. On trouve également des éléments sur la page Facebook ou encore sur le site du CSFRS.

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lundi 4 avril 2016

NSA (Claude Delesse)

(Merci à Martine Cuttier pour nous proposer cette fiche de lecture)

L’auteure qui enseignait à la BEM Management School Bordeaux, est une spécialiste des sciences de l’information et de la communication. Elle a déjà exploré le sujet en étudiant le système Echelon (1). Une histoire de la NSA des origines à nos jours comble un vide car il y a bien peu d’écrits en langue française. L’analyse, dense de la richesse de la documentation basée sur des sources ouvertes, occupe la majeure partie du livre, une autre étant consacrée aux notes et aux annexes.

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mercredi 30 mars 2016

Bazeilles (Guy Sallat)

Voici un livre tout en fougue. L'auteur, lieutenant colonel retraité, a été bien sûr marsouin, ce qui explique le choix de son sujet. Peut-on dire pourtant qu'il ne s'agit que d'un prétexte à bien plus qu'un "simple" livre d'histoire ?

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lundi 28 mars 2016

Attentats de Bruxelles : une première analyse

Comme toujours avec ces attentats en Europe (car en Europe, personne ne fait beaucoup attention aux très nombreux attentats en Afrique, au Moyen Orient ou en Asie centrale, bien plus massifs cependant), le commentateur se doit d’être prudent face à la vague d’émotion et de commentaires. La poussière est un peu retombée, on commence à avoir quelques indications de ce qui s’est passé et des zones d’ombres qui demeurent. Sans entrer dans ces détails de spécialistes de l’anti-terrorisme (ce que je ne suis pas), le stratégiste peut tout de même dire quelques mots.

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jeudi 17 mars 2016

Europe Mad Max demain (B. Wicht)

Le titre de l'ouvrage est tellement "racoleur" qu'on est forcément méfiant en saisissant le volume : va-t-il être sérieux ? Mais comme c'est un ami qui vous l'a instamment conseillé et prêté, vous y jetez un coup d’œil. Au bout de dix pages, vous foncez sur la FNAC, achetez ledit bouquin, rendez l'original à l'ami : voici un livre qu'on doit garder chez soi, dans toute bibliothèque stratégique sérieuse, un livre qu'on peut annoter et crayonner comme on veut, un livre "à soi". Car il met à plat en 144 pages tout un tas de bouts d'idées qu'on avait par devers soi, qu'on ne savait pas vraiment comment articuler même si on sentait qu'il s'agissait de quelque chose d'important.

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mardi 15 mars 2016

La Vigie n° 38 (gratuit) : EUXIT ? | Escalade pour la désescalade | Strat 2017 vu de Bucarest

Le numéro 38 de la VIgie est paru (lecture gratuite, mais n'hésitez pas à vous abonner pour les suivants et les archives) . Au programme :

EUXIT ?

Nécessité géopolitique, la construction européenne est pourtant portée par un projet géoéconomique. C’est son principal défaut. Est-il mortel ? Peut-on encore réorienter l’UE, la conformer au réel, la réparer? Faut-il y renoncer pour établir une autre Europe, plus petite ou plus grande? Depuis 2005 au moins, chacun peut observer une crise croissante de l’identité européenne tant les Européens s’opposent sur l’essentiel : leurs intérêts, leurs valeurs, leurs responsabilités, leurs solidarités et donc leur projet commun. La crise financière grecque l’avait mis en évidence, la crise migratoire l’a confirmé, le possible Brexit l’amplifie. Au point que des voix suggèrent de détricoter cette union-là, soit pour revenir à un noyau dur à 6 ou 10, soit pour l’intégrer dans un vaste ensemble occidental sous patronage américain. Car le format actuel ne convainc plus guère.

Escalade pour la désescalade

Le petit monde des stratégistes nucléaires s’émeut depuis quelques mois : la Russie aurait fait évoluer sa doctrine de dissuasion pour adopter maintenant une posture de « l’escalade pour la désescalade ». Autrement dit, l’emploi précoce (tactique ?) d’armes nucléaires dans un conflit conventionnel afin de marquer un coup d’arrêt et provoquer un arrêt des hostilités. Cet émoi s’ajoute à toutes les récentes inquiétudes stratégiques : ici sur la « guerre hybride » (on lira l’excellent dossier de la RDN mais aussi O. Kempf, L’indirection de la guerre, PE hiver 2015), là sur le « A2/AD » ou « anti access, area denial » qui ne serait plus simplement une affaire chinoise mais constituerait un fait stratégique russe, donc affectant l’espace euro-atlantique.

Lorgnette : l'accord euro-turc

Stratégie 2017 : vu de Bucarest (Gheorghe Ciascai)

Le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU constitue un moyen stratégique très important dont dispose toujours la France pour protéger ses valeurs, pour mieux projeter ses intérêts et pour influencer les affaires internationales. C’est un instrument qui lui permet une réelle multiplication de sa puissance et de son influence à l’échelle mondiale. Mais depuis la fin des années 1990, une faiblesse de nature sociétale semble altérer le fonctionnement de l’État français et de la société française.

O. Kempf

dimanche 6 mars 2016

Relevez le défi de l'innovation de rupture (Ph. Silberzahn)

D'emblée, signalons que Philippe Silberzahn est un ami. On pourrait donc me suspecter d'indulgence. Je suis parfois (souvent) indulgent mais dans le cas présent, nul besoin de se forcer, tant ce livre vaut le détour. Philippe est professeur à l'EM Lyon et se consacre depuis de nombreuses années aux questions d'innovation. Il a développé ainsi une théorie de l'effectuation pour expliquer comment des entreprises innovantes peuvent se comporter pour ouvrir de nouveaux segments du marché. Dans ce livre, il s'intéresse non aux start-up mais aux entreprises déjà installées : comment doivent-elles agir pour innover, développer de nouveaux marchés, s'adapter à la concurrence.

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vendredi 4 mars 2016

L’opération Anarchist vue d’Allemagne : quel drone adopter ? (T. Wattelle)

L'opération Anarchist a été récemment révélé par The Intercept, le journal en ligne de Glenn Greenwald, sur la base de révélations Snowden (voir ici : les Américains et les anglais auraient observé pendant de nombreuses années les évolutions opérationnelles du drone israélien Heron. Or, l'Allemagne a décidé d'acheter les mêmes drones. Quelles conséquences Anarchist aura-t-il sur ce contrat ? C'est l'analyse que nous propose Tancrède Wattelle. Merci à lui. O. Kempf

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mercredi 2 mars 2016

La Vigie n° 37 est parue : Ennemis en Europe | Anciennes et nouvelles pistes | Stratégie 2017 : vu de Bruxelles

Extrait des articles présents dans cette lettre :

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Des ennemis en Europe

Ennemi. Le mot a été prononcé par un ministre européen à l’encontre d’un autre pays européen. Le journal Le Monde rapportait ainsi, vendredi soir, que « le ministre de l’intérieur grec a été très dur. Il a reproché longuement à l’Autriche d’avoir organisé, la veille, sans l’inviter, une réunion des Balkans. Il a dénoncé une démarche ennemie ». La crise des réfugiés est-elle donc si grave que le mot « ennemi » peut désormais avoir cours entre États européens, ceux-là même qui affirmaient que « l’Union, c’est la paix » ? On peut bien sûr mettre l’emploi de ce mot au compte de la tension, de la fatigue ou de tout autre état psychologique. Mais justement, les mots traduisent l’inconscient. Nous en sommes donc là : un stade où les différends politiques dominent tout, où l’animosité prend le pas sur la discussion. Terrible échec d’un modèle européen qui n’apporte plus de solution aux crises du moment. (...)

Anciennes et nouvelles pistes

Un an avant la campagne présidentielle qui décidera d’un projet pour la France dont on souhaite qu’il permette la relance stratégique du pays, on est confronté à un dilemme pesant. De deux choses l’une, soit la marche du monde impose à la France d’assumer sa relégation stratégique et une forme de cogestion européenne de l’impuissance sécuritaire, sociale et économique (voir plus haut) ; soit un sursaut collectif réactive la voie réactionnaire classique du raidissement national, politique, policier et militaire. Habituée aux politiques éclairées de progrès, la France risque d’être bien en peine de se déterminer en matière de défense si elle se contente mimétiquement des vieilles recettes. Comment sécuriser cette fragile France-là ? Comment la sortir des turbulences ? Ces questions seront difficiles à traiter sans vision stratégique, sans volonté politique et sans mesures d’urgence : il nous faudra donc les réunir dans une même main. (...)

Stratégie 2017 : vu de Bruxelles (André Dumoulin)

Le principal atout de la France est qu’elle est devenue la première puissance militaire de l’Europe occidentale. Son histoire, sa culture stratégique, ses intérêts mondiaux se traduisent par une série d’engagements opérationnels et une capacité d’entrer en premier de façon réactive dans les théâtres d’opération. Elle aide les plus petits États européens alliés à débattre de leur propre implication diplomatique, politique et militaire, et du degré de soutien coopératif à accorder à Paris. Elle les pousse à prendre position sur les questions de solidarité, de partage de risques, de tâches et de zones d’action. Elle garantit de fait le haut du spectre de la défense européenne commune par sa dissuasion nucléaire.

mardi 1 mars 2016

L'Europe et la guerre contre l'EI

Voici le texte d'une conférence que j'ai prononcée l'autre jour, le 23 janvier, à l'Université Saint-Louis de Bruxelles. Le thème du colloque était celui de la Politique Européenne de Voisinage. On m'avait donné la guerre contre l'EI comme sujet, ce qui est, on en conviendra, assez éloigné de la politique européenne de voisinage. Voici comme je m'en suis tiré.

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mardi 23 février 2016

L'OTAN au XXI° siècle (fiche de lecture)

Le blog Fauteuil de Colbert (un copain d'Echoradar) publie une fiche de lecture de mon livre sur l'OTAN. Elle est bien sûr orientée vers les aspects maritimes. Merci à Thibault.

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dimanche 21 février 2016

Conférence sur Dimensions stratégiques du cyberespace

J'aurai le plaisir de prononcer une conférence sur les "Dimensions stratégiques du cyberespace" mercredi 24 février prochain, dans le cadre du cercle géopolitique de Paris Dauphine.

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Olivier Kempf Chercheur associé à l’IRIS, Directeur de la lettre stratégique « La Vigie ». La conférence s'articulera autour de quelques cas significatifs, dans l'ordre militaire, politique et économique afin de montrer leurs interrelations, et de dégager quelques dynamiques stratégiques qui gouvernent ce cyberespace. Le Mercredi 24 février 18h - 19h30 Salle Raymond Aron 2ème étage, Université Paris-Dauphine . En raison du plan Vigipirate, l'inscription à la conférence est obligatoire. INSCRIPTION EN LIGNE ICI

lundi 15 février 2016

Gagner le cyber conflit (fiche de lecture)

Quand un des meilleurs cyberstratégistes français lit un de mes livres (co-écrit avec FB Hyughe et N. Mazzucchi), je suis déjà super content. Quand il en fait une fiche de lecture très élogieuse, je suis évidemment ravi : cela prouve que cette recherche collective sur l'action stratégique dans la couche sémantique n'était pas vaine et qu'elle va au-delà de la simple e-réputation que certains croient être l'alpha et l"omega de cette couche sémantique. Merci Bertrand pour ce témoignage qui va droit au cœur. O. Kempf

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dimanche 24 janvier 2016

Géopolitique du Vatican (JB Noé)

Voici un bel ouvrage de la nouvelle collection de géopolitique lancée par les PUF. L'auteur, historien et géopolitologue, ouvre un beau sujet, rarement traité. Car si on a souvent évoqué la géopolitique des religions ou du christianisme, le Vatican en tant que tel est un impensé de la discipline. Il faut dire que l’Église est tellement frappée de représentations diverses qu'il est difficile de s'éloigner des poncifs et d'éviter un portrait à charge, ou à décharge. Le pari est bien tenu par l'auteur qui montre une érudition vaste et convaincante et pointe des caractéristiques rarement mentionnées. En cela, il s'agit de vraie géopolitique puisqu'il s'attache à un sujet, de façon dépassionnée, en abordant les divers points de vue. La confrontation des angles me paraît en effet un des critères de la discipline.

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samedi 16 janvier 2016

L'affaire Volkswagen (cyber)

Cette chronique est parue dans le dernier numéro de Conflits, où je tiens une rubrique cyber.

Mi-septembre 2015 éclatait l’affaire Volkswagen. Les autorités de régulation américaines dénonçaient le groupe pour avoir mis en place un logiciel dans les moteurs diesel afin de truquer les résultats des normes anti-pollution, permettant ainsi de passer sous le seuil de tolérance. Le scandale était énorme, portant le discrédit tant sur la technologie diesel (marginale aux États-Unis) que sur le secteur automobile dans son ensemble. Le PDG démissionnait, le cours de bourse chutait vertigineusement, le groupe était durablement fragilisé. Chacun se concentrait sur l’aspect politico-économique des choses (après les affaires UBS, Paribas, Alsthom, Peugeot, il y a incontestablement une part de guerre économique menée par les Américains, sous prétexte de « régulation »).

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dimanche 10 janvier 2016

Qui est Daech ? (dir. E. Fottorino)

Voici un petit livre pluriel qui mérite le détour. Dirigé par Eric Fottorino, il réunit un certain nombre d'articles publiés en 2014 et 2015 dans l’hebdomadaire "Le 1", avec la plume de tout un tas de spécialistes, auteurs de chroniques assez courtes mais percutantes.

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samedi 9 janvier 2016

La Vigie n° 33 : 2016, année du grand tournant ? | L’Amérique et le monde en 2016

La Vigie n° 33 est parue. Outre les deux billets habituels, une nouvelle série "Stratégie 2017 vue d'ailleurs" dans laquelle nous donnerons, tous les quinze jours, la parole à des stratégistes étrangers qui nous dirons ce qu'ils pensent de la France.

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2016, amorce du grand tournant ?

Pour commencer cette nouvelle année 2016, explorons les perspectives de sécurité de la France. La pression sécuritaire devrait se maintenir dans le cadre d’un état d’urgence intégré pas à pas dans la dynamique sociétale du pays. Les grandes échéances de ses partenaires pourraient transformer en profondeur l’environnement de sécurité de la France. Nous vivons sans doute le début d’un grand tournant géostratégique avec le risque d’un dérapage politique.

L’Amérique et le monde en 2016

Si 2015 fut une année stratégiquement intense, il est fort probable que 2016 le sera également. L’évolution du monde dépendra également des développements de la puissance américaine qui demeure la première, qu’on le veuille ou non. Or, les États-Unis seront en campagne électorale pour la présidentielle, l’actuel occupant de la Maison-Blanche ne pouvant se représenter. Il est donc pertinent d’ouvrir cette année en traversant l’Atlantique. Stratégie 2017 : vu d’ailleurs

Stratégie 2017

Avec ce numéro 33, commence une nouvelle rubrique de La Vigie. Elle occupera la page 7 de notre lettre bimensuelle jusqu’à l’été 2016. Un certain nombre de chercheurs de pays voisins de la France y donneront leur avis sur le rôle stratégique de la France vu de leur capitale et la place qu’elle tient dans la stratégie de sécurité de leur pays. Ces contributions seront rassemblées et transmises aux candidats à l’élection présidentielle de 2017. Pour ce numéro 33, Cette Stratégie 2017 est vue de Tunis.

O. Kempf

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