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lundi 10 juillet 2017

La crise des relations germano-américaines vue de France

L'excellente Limes, revue italienne de géopolitique dont il n'existe pas de vrai équivalent en France, m'a demandé un article pour sa dernière livraison consacrée à la rivalité germano-américaine. Elle m'autorise à publier ici la version française mais je vous incite à aller acquérir de toute urgence le numéro en italien car il vaut le détour, avec tout plein de cartes comme on les aime. De la géopolitique, je vous dis. OK

Copertina di Laura Canali

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LA FRANCIA SERVE A BERLINO CONTRO TRUMP

Parigi non è mai stata del tutto a suo agio né con gli Stati Uniti né con la Germania. Ma nello scontro fra i due può giocare da sponda per Angela Merkel. Con la speranza di ammorbidirne il rigorismo economico, condizione per far ripartire l’Esagono. di Olivier Kempf

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samedi 11 février 2017

Interdire Telegram ? Chronique dans Conflits

Classant mon disque dur, je me rends compte que j'ai oublié de vous signaler plein de textes. Pas sérieux, tout ça. Voici donc un texte écrit l'été dernier et paru dans la numéro 11 de Conflits, en septembre dernier... Bonne lecture. (NB : je constate également que ce billet est le 100ème rangé dans la catégorie "livres et écrits"...)

Conflits_0011-1

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vendredi 8 juillet 2016

What does France want from NATO ? (Poline Tchoubar)

A l'ouverture du sommet de l'Alliance atlantique à Varsovie, il me semble utile de revenir sur ce qu'est l'OTAN et les relations que la France entretient avec elle. Rien de mieux pour cela que de publer le mémoire d'une étudiante à Science Po, Poline Tchoubar, qui l'a écrit en ce début d'année sous la direction de Benoit Durieux et Philippe Vial ( étudiante en master de Sécurité Internationale à Sciences Po; ce travail a été effectué dans le cadre d'un cours sur les relations entre politique et militaire). Je reviendrais quant à moi sur le sommet, une fois qu'il sera passé et aura accouché de sa declaration... Merci à elle. O. Kempf

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mercredi 8 juin 2016

La Vigie n°44: Limites russes | Stratégie navale de la France | Stratégie 2017 : vu de Berne

La Vigie, lettre d'analyse stratégique publiée par Jean Dufourcq et Olivier Kempf et paraissant tous les deux mercredis, vous propose son numéro 44.

https://www.lettrevigie.com/wp-content/uploads/2016/06/44-Limites-russes-530x370.jpg

Vous trouverez dans ce numéro daté du 8 juin un texte intitulé Limites russes, un autre sur La stratégie navale de la France, une Lorgnette sur Déboires à Ankara, une Stratégie 2017 vue de Berne (Alexandre Vautravers) 

Si vous êtes déjà abonné à La Vigie, vous pouvez accéder directement au numéro 44 en vous rendant sur cette page. N'oubliez pas de vous connecter afin d'y accéder.

Vous pouvez également lire les billets publiés en libre accès sur le site, www.lettrevigie.com, notamment

·         La Vigie élargit son offre parce que la Vigie n'est pas seulement une lettre bimensuelle mais que son équipe peut vous proposer études, conseils et formations.

·         Fermez le ban (du colonel Moutarde) qui revient sur la récente polémqiue autour de l'expression des militaires.

Dans ce numéro 44 :

Limites russes

Depuis plusieurs mois, nous avons régulièrement signalé l’habileté stratégique de la Russie poutinienne. Pour autant, cela ne fait pas de nous des fervents supporters du Kremlin. À l’heure où certains grossissent la menace, il nous paraît aussi utile d’évaluer les limites russes actuelles : une juste appréciation du rapport de force est seule gage d’un calcul stratégique adapté. Or, l’ours russe est plus faible qu’il n’y paraît à certains mais plus résilient que d’autres l’espèrent. Surtout, il est rationnel, ce qui constitue une force déterminante. […]

Stratégie navale de la France

La puissance a toujours eu une dimension maritime, et c’est chaque jour plus vrai (cf. LV 41, ambition maritime). Trois espaces clés du monde, les zones de coprospérité nord-américaine, euro-méditerranéenne et sud-asiatique, sont interconnectés par leurs façades maritimes et liés par leur forte dépendance à la mer pour leurs approvisionnements et leurs échanges. Dans ces espaces, les flottes de guerre les plus importantes du monde sont à l’Ouest mais celle, dominante, des États-Unis a désormais pivoté vers l’Asie où les puissances régionales de l’Est sont avides de stature militaire et navale, en Inde, en Chine, Corée du Sud ou au Japon. Bien des enjeux et des vulnérabilités se sont installés en mer mais derrière la ligne d’horizon au loin, comme toujours, l’action navale se fait sans témoins ni spectacle. Pour sécuriser les approches côtières nationales et les espaces océaniques communs, les marines de guerre doivent entretenir des missions permanentes, lourdes à supporter. Cela vaut évidemment pour la Marine nationale. […]

Lorgnette : Déboires à Ankara

Stratégie 2017 : vu de Berne (Alexandre Vautravers)

Une vision suisse de la stratégie française a-t-elle un sens pour un État neutre depuis 1815 ? Et pour un pays que la diplomatie, la volonté de défense et une armée de citoyens-soldats ont préservé de la guerre depuis… Napoléon Ier ? […]


Pour avoir accès au numéro 44 en entier, rendez-vous sur le site de La Vigie et abonnez-vous : l'abonnement découverte pour 3 mois vaut 16 €, l'abonnement annuel pour les particuliers vaut 60 €, l'abonnement pour les entreprises et organisations (5 licences) vaut 250 €. 

Pour acheter un numéro, cliquer sur le lien “Vigie n°44”, ajoutez au panier, cliquez sur “régler ma commande", payez, comme sur n'importe quel site de commande en ligne. Une fois que vous serez abonnés, vous recevrez un courriel avec un lien direct vers le numéro et à l'avenir, chaque numéro arrivera directement dans votre boite mail. 

Vous pouvez aussi vous procurer le numéro à l'unité, de la même façon.

Jean Dufourcq et Olivier Kempf

samedi 14 mai 2016

Politique chinoise de la France

Une étudiante chinoise, en fac à Lyon, rédige son mémoire de master sur la politique chinoise de la France durant la présidence de Sarkozy. Elle me dit : "j'ai lu votre livre Géopolitique de la France entre déclin et renaissance, dans lequel vous avez parlez de la relation franco-chinoise, je voudrais donc vous poser quelques question là-dessus". Voici ci-dessous ses trois questions et mes réponses. Car du coup, j'ai relu les quelques paragrpahes que j'avais écrits sur le sujet dans GP de la France, et me suis aperçu qu'il y avait évidemment encore plein de choses à dire.

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mercredi 27 avril 2016

Mers el Kébir, fallait-il détruire la flotte française ?

J'ai reçu le dernier opus de Guerres et histoire,n° 30, consacré notamment à Mers el Kébir.

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Beaucoup se sont étranglés à l'époque devant la duplicité anglaise, beaucoup continuent aujourd'hui à critiquer la mauvaise manière faite par l'Angleterre. Il reste que la lecture du dossier montre une réalité bien plus  ambiguë que cela. D'une part, les Français n'ont pas été francs du collier et n'ont pas su (Darlan) contacter Londres autant qu'il l'aurait fallu pour donner des garanties et surtout les mettre en oeuvre. D'autre part, en se mettant du côté de Churchill, le choix était simple : se contenter de bonnes paroles (côté français mais aussi allemand, genre "Jamais nous n'utiliserons ces navires pour la guerre", promesses dont Hitler avait abusé au cours de la décennie précédente, avec l'intégrité que l'on sait) ou agir préventivement. On sait que la décision stratégique doit trancher l'incertitude et éviter si possible ses propres points faibles. De ce point de vue, la décision de Churchill était logique, et tout n'est pas uniquement dû à sa perfidité.

On lira également un bon dossier sur la conquête romaine de la Dacie, future Roumanie. Où l'on apprend qu'elle fut conquise par défaut, pour des raisons de politique intérieure plus que de menaces extérieures (ce qui donne un contre exemple à l'inéluctable expansion du limes de l'empire pour protéger les provinces conquises) et n'a pas constitué un actif stratégique majeur aux yeux des Romains.

O. Kempf

mercredi 28 janvier 2015

La France en guerre en 2015 ?

La Vigie publie, en libre accès, un texte qui s'interroge sur cette "guerre" où nous nous trouverions. Il est lisible ici.

L’année 2014 a été celle du centenaire de 1914. D’innombrables commémorations ont été commanditées pour célébrer la mémoire de la Grande guerre et les sacrifices alors consentis. L’année 2015 s’ouvre sur une attaque ciblée au cœur de Paris, les 7, 8 et 9 janvier, et une mobilisation nationale le 11, qui rappelle celle qui enflamma Paris début août 1914.

S’agit-il aussi d’une guerre en 2015? Et peut-on comparer 1914 et 2015 ? Assurément non. Aussi hâtons-nous lentement dans cet exercice de mobilisation des esprits qui pourrait vite se transformer en marché de dupes, notamment pour les militaires toujours prompts à se placer dans le sillage glorieux de leurs anciens. Parlons de la guerre avec un peu de recul et de méthode. Affranchissons-nous des schémas émotionnels proposés par des médias et des marchés associés pour se substituer aux exécutifs élus et orienter les comportements des peuples dans le sens de leurs intérêts marchands ou de leurs stratégies de pouvoir.

Parler en France de la guerre au début 2015, c’est pour moi se garder du patriotisme désuet comme de l’alarmisme pervers ; c’est s’abstenir de mobiliser indument le passé pour se donner le courage d’affronter l’avenir. Parler de la guerre au début 2015, c’est prendre la mesure d’un monde stratégique nouveau ou les guerres se font souvent sans combats, les combats sans batailles, et les batailles sans vainqueurs. « La grande guerre et la vraie (seront alors) mortes ensemble » prophétisait déjà Beaufre il y a exactement 50 ans dans son ouvrage limpide « Introduction à la stratégie ». Il n’est pas vrai, malgré les affirmations péremptoires de généraux médiatisés ou de prophétesses de malheur, que faire la guerre est l’exercice le plus naturel à l’homme, que les Etats ne peuvent s’y dérober et doivent être prêts à la conduire et à la gagner par un combat terrestre qui en est la forme la plus décisive (...) lire la suite ici.