Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 12 mars 2018

Robots tueurs ; Que seront les soldats de demain ? (B. Erbland)

Le CBA Brice Erbland s'était taillé un petit nom à la suite d'un livre de témoignage de pilote d'hélicoptère en opérations. IL a poursuivi son travail en rejoignant l'Ecole de Guerre où il a conduit une belle étude sur l'éthique des robots armés. Il en a tiré un livre dont Victor Fèvre nous donne la fiche de lecture. Merci à lui. OK

Lire la suite...

vendredi 2 mars 2018

DigitalPolis : la ville face au numérique (publication)

Il y a deux ou trois ans, j'avais participé à un colloque sur la ville connectée où nous étions intervenus, avec Thierry Berthier. Notre sujet : Ville connectée, données massives et algorithmes prédictifs. Notre communication s'articulait ainsi :

  • La ville, lieu de la transformation cyber
  • Des acteurs urbains fort divers
  • Projection, ubiquité et consentement algorithmique au sein de la ville intelligente
  • Les limites des algorithmes prédictifs sur le hasard « sauvage »

Comme d'habitude dans nos articles avec Thierry, un bon mélange de science po et de mathématiques.

Les actes en sont publiés en mars prochain : Biase, A., Ottaviano, N., Zaza, O. (dir.), (2018), Digital Polis. La ville face au numérique : enjeux urbains conjugués au futur, Paris : L’œil d'or (collection critiques & cités).

DigitalPolis.jpg

Voici ce qu'en dit l'introduction (je m'excuse, je ne suis pour rien dans cette rédaction de géographe scientifique mais je trouve intéressant la façon dont ils décrivent notre travail) :

"L’article d’Olivier Kempf et Thierry Berthier propose une lecture de la notion de réseau qui rejoint celle d’hétérotopie gestionnarisée sur plusieurs plans. Issue de la discipline des mathématiques, leur réflexion porte sur la notion d’algorithme régissant le cyberespace et ses effets sur la projection du fonctionnement urbain. La ville est envisagée comme un système cybernétique avec une réticulation à deux échelles : interne (fonctionnement inhérent) et externe (connexion à l’environnement physique et aux autres systèmes urbains). Faisant partie d’un réseau global de ville, la ville est un nœud de réseaux de toutes sortes. Vision fractale, les réseaux y sont à la fois concentrés et distribués, ce qui permet une utilisation intensive et extensive de l’espace. Ainsi, l’hétérotopie gestionnarisée se met en acte par les acteurs qui possèdent tous une projection algorithmique. Le cyberespace, artefact technique et social, influe sur le fonctionnement des villes. Ces doubles numériques des acteurs urbains sont exposés de manière systémique. Mais ces calculs algorithmiques sont mis à l’épreuve de la mesure du degré de liberté algorithmique ressenti par les usagers d’une ville intelligente. Dans une perspective d’efficience, l’accroissement de la prospérité de la ville intelligente est corrélé au niveau d’ubiquité et à ce consentement algorithmique ressenti. Modélisant des phénomènes actuels, les projections étudiées peuvent devenir prédictives. Mouvement cybernétique, des boucles rétroactives apparaissent entre espace urbain et usager et tendent à réduire la part d’aléatoire dans le fonctionnement urbain. Pour autant, l’article conclut sur l’existence de « cygnes noirs », ces hasards sauvages, qui résistent aux prédictions algorithmiques. "

O. Kempf

mercredi 28 février 2018

Les Tragiques, leçon huguenote (Thomas Flichy de La Neuville)

Relire les anciens, notamment ceux du XVII° siècle. Voici une gourmandise réservée au lettrés mais qui peut intéresser l'officier et le stratégiste. C'est ce que nous propose Thomas Flichy de La Neuville avec sa lecture des Tragiques, d'Agrippa d'Aubigné.

Agrippa_d_Aubigne.jpg

Lire la suite...

jeudi 22 février 2018

Prise de conscience

Je prend soudain conscience que le camp du bien a sincèrement le sentiment, que dis-je, la conviction, qu'il défend la liberté. Toutes les libertés. Politiques, économiques, sociales, sociétales (mot qu'il a d'ailleurs inventé, pour contrer ce social qui sonne tellement "de classe").

Ce qui explique son désarroi puisque certains des bénéficiaires du bien, y compris ses peuples, ne partagent plus cette "vision" du monde.

Que beaucoup veulent de la justice - ce qui n'est pas la même chose. Que d'autres encore (ces catégories sont poreuses) préfèrent un peu plus de communauté (pour ne pas dire fraternité) à cette liberté parfois si menaçante.

Mais ça, le camp du Bien ne le saisit pas. Je ne suis d'ailleurs pas sûr de très bien le saisir mais au moins, je n'ai pas cette sublime assurance du "Bien". Même si l'on sent que le camp du Bien est désorienté par la montée justement de ces défis, qui ne sont pas simplement, malgré qu'il en ait, le camp du Mal.

O. Kempf

samedi 10 février 2018

L'horloge de la fin du monde (Entretien, FR 24)

J'ai évoqué l'avancement de 30 secondes vers le cataclysme de l'horloge de la fin du monde, l'autre jour, sur FR 24. On y parle de nucléaire, bien sûr.

L'horloge de la fin du monde

J'ai enregistré comme j'ai pu l'entretien, qui est donc de qualité no professionnelle, mais pour une fois que je mets une vidéo sur YouTube (ce doit être ma première), je réclame l'indulgence. On fera mieux la prochaine fois.

Et donc au lieu de vous dire "bonne lecture", je vous souhaite "bon visionnage".

O. Kempf

mercredi 7 février 2018

Bibliographie 2017

Un petit point sur la bibliographie 2017... Et hop, pour les archives en ligne.

source

Lire la suite...

lundi 29 janvier 2018

Le héron et le retour

Et voici un texte du héron, qui date de six mois mais reste intemporel... OK

source

Lire la suite...

lundi 22 janvier 2018

Les chantiers à risque de MBS : le duel des alliés d'hier

Je suis heureux de publier ce texte du Professeur Mekkaoui qui nous éclaire sur les tensions intérieures saoudiennes. Le retour à l'histoire, le rappel des guerres civiles et le questionnement de la réforme religieuse sont des apports nécessaires à la réflexion. Un grand merci à lui. OK

al-WAHHAB.jpg source

La société saoudienne est actuellement très perturbée ; comme en témoignent les réactions mitigées des Saoudiens au feuilleton de la campagne anti-corruption. En effet, cette démarche largement médiatisée, ayant touché plusieurs personnalités civiles et militaires très proches de la famille des Al-Saoud, n'a pas été applaudie comme attendu par l'ensemble de la population.

Lire la suite...

samedi 20 janvier 2018

Commandement et management au 21ème siècle

Je retrouve dans mes archives un texte préparé l'an dernier, à l'occasion d'une conférence sur le "Commandement et management au XXIe siècle". Je la poste ici au cas où, pour ne pas l'oublier. La conclusion n'est pas rédigée mais j'ai depuis précisé ma pensée sur le sujet, avec plusieurs articles parus ou encore à paraître.

Source

Lire la suite...

mardi 9 janvier 2018

Y a-t-il une doctrine trumpienne envers le monde arabe ?

Je participai l'autre jour au Meddays 2017, à Tanger, à une table ronde sur "Etats-Unis et monde arabe : quelle doctrine trumpienne ?". Voici les quelques notes que j'avais préparées pour mon intervention. Pas totalement rédigées, vous me le pardonnerez, mais il faut aussi ce genre de liberté pour mieux passer à l'oral.

Lire la suite...

vendredi 5 janvier 2018

Le héron et la vérité

Le héron est encore venu commenter un billet, merci à lui. Mais du coup, il dis des choses tellement sensées (je ne sais si elles sont vraies ou réelles) que je décide qu'elles mérite un billet. Et même une nouvelle catégorie, dénommée "Le héron". Tout simplement.

source

Merci au héron... Et bonne année à lui. OK

Lire la suite...

jeudi 4 janvier 2018

L’énergie de la première moitié du 21e siècle, c’est la donnée

L'autre jour, un journaliste m'appelle pour un article que j'avais publié il y a quelques mois sur la géopolitique de la donnée (avec Th Berthier, ici, voir aussi sur egea). Il avait travaillé le sjet, du coup la discussion a été passionnante, du coup il en a tiré quelques éléments écrits, que je reproduis avec plaisir sur ce blog. Car la donnée revêt uen dimension stratégique très forte, ce qui est peu soupçonné. Merci à Romain Ledroy (voir ses articles ici et ici).

source

Lire la suite...

vendredi 29 décembre 2017

La crise des relations germano-américaines vue de France

Profitant de ces quelques instants de calme pour dresser ma bibliographie de 2017, je m'aperçois que je ne vous ai pas signalé cet article, paru dans Outreterre, la revue de Michel Korriman, dans son numéro d'été 2017 ici. Il s'agit d'une version francisée d'un article paru en mai dans Limes.

Premières lignes : Les relations entre l’Europe et l’Amérique traversent une période délicate. On peut les ramener à une crise germano-américaine mais ce point de vue mérite, d’emblée, quelques précisions. En effet, il suppose que l’essentiel repose sur une relation bilatérale, selon le vieux vocabulaire des puissances. Il n’est pas faux mais il ne suffit pas. L’Allemagne est effectivement une puissance européenne importante...

O. Kempf

samedi 23 décembre 2017

Du prochain crach du bitcoin

Le bitcoin monte à des valeurs folles. Le rythme de croissance de son cours rappelle l'inflation dans l'Allemagne de l'après-guerre mondiale. A la seule différence qu'alors, c'était la valeur de la monnaie qui subissait une chute vertigineuse, tandis que dans le cas présent, elle connaît une hausse exponentielle. Mais ne s'agit-il que d'une bulle spéculative ? "C'est pas si simple", comme disait mon expert favori...

source

Lire la suite...

samedi 16 décembre 2017

Communication blanche et véracité des informations

Et voici mon dernier article paru dans le numéro de novembre de la RDN !

In a time of universal deceit, telling the truth is a revolutionary act. George Orwell

En politique, ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai. Talleyrand

Qu’il s’agisse de l’affaire des mails d’Hillary Clinton ou du piratage de l’équipe de campagne d’E. Macron, les différentes campagnes électorales des mois passés ont toutes mis en avant la question des informations faussées. Ces deux exemples illustrent combien l’information est devenue un enjeu essentiel de nos sociétés contemporaines. En effet, le point le plus saillant de ces affaires n’était pas tant leur véracité (les informations en question étaient vraies, même si quelques faux ont été cachés maladroitement dans le stock des courriels d’E. Macron) que leur mode de diffusion (ce n’est pas leur auteur qui les a rendues publiques). Il convient donc de distinguer l’émetteur et le diffuseur de l’information, en sus de sa qualité.

Lire la suite...

mardi 28 novembre 2017

Made in Sillicon Valley (D. Fayon)

A l’heure de la transformation numérique, réfléchir à ses origines paraît fort utile. En effet, nous assistons à une quatrième révolution informatique (après l’ordinateur individuel dans les années 80, l’Internet dans les années 90, le web 2.0 dans les années 2000), celle de l’ultra mobilité individuelle : Internet des objets, impression 3D, intelligence artificielle, Big Data, réalité augmentée, blockchain, chatbots, tels sont les mots commun de cette nouvelle vague qui n’est pourtant pas qu’une vague technologique, mais aussi une révolution de méthodes.

Lire la suite...

samedi 25 novembre 2017

Décès de Christian Malis

Christian Malis vient de décéder. La communauté stratégique perd un de ses membres éminents et moi un ami.

Nous nous sommes connus il y a quelques années, lorsqu'il a monté avec Stéphane Dossé et moi le premier colloque français de cyberstratégie. Stéphane le considérait comme l'un des meilleurs penseurs stratégiques actuels qui se ne distinguait pas uniquement pas ses compétences mais aussi par sa modestie et son ouverture d'esprit. Le sujet était alors totalement nouveau car s'il y avait déjà quelques approches de cybersécurité, la partie étendue incorporant la défense n'existait pas vraiment. Avec les membres d'AGS dont beaucoup ont depuis rejoint EchoRadar, nous étions une bande de passionnés qui s'interrogeaient sur ce domaine émergent. Christian est venu nous trouver, appuyé par le Centre de Recherche des Ecoles de Coëtquidan, pour monter ce colloque qui a donné lieu à un livre dans la collection Cyberstratégie que je lançais simultanément chez Economica.

Il s'est suivi une amitié durable, des échanges sur le cyber mais aussi la stratégie. Je lui avais demandé son propre ouvrage de cyber et il m'avait répondu qu'il travaillait sur autre chose, un livre de stratégie générale. Cela a donné "Stratégie au XXIème siècle", un livre qui n'a pas retenu l'attention de la critique spécialisée à l'époque alors qu'il était pourtant très profond. Mais n'est-ce pas, un auteur francophone et discret, cela ne plaît pas forcément. J'en ai dit immédiatement du bien (voir ici), non pas parce qu'il était un ami mais aussi parce qu'il valait le détour. Or, je constate depuis que petit à petit, ce livre fait son chemin et je le vois régulièrement cité dans des articles ou dans des fiches plus discrètes. Signe de cette valeur.

Il avait beaucoup échangé avec les membres d'Echoradar : Charles Bwelé explique qu'il "était un gars vraiment sympa, humble, curieux, très enrichissant... Et prêtait attention aux modestes blogueurs que nous étions/sommes. Son bouquin "Guerre et stratégie au XXIème siècle" est un vrai bijou. Une discrète comète nous a quitté...". Thomas Schumacher "offre d’ailleurs son bouquin à nos auditeurs…". "Son ouvrage avait même reçu une distinction nationale" rappelle Yannick Harrel (prix Maréchal Foch de l'Académie française en 20115, voir ici). Eric Hazane ou Nicolas Mazzucchi se souviennent des longues conversations avec lui.

Et puis il a eu une longue maladie. Commencée il y a quelques mois, puis une rémission l'an dernier et une rechute avant l'été. Il était lucide et les quelques brefs échanges que j'ai eus disaient beaucoup par leur laconisme. Il était catholique et sa foi l'a porté jusqu'au bout. Ses obsèques ont lieu lundi après midi.

RIP, Christian, tu me manques déjà (Christian était latiniste et savait bien que RIP signifie Requiescat in pace...). A Dieu.

O. Kempf

samedi 18 novembre 2017

Commander c'est renoncer ?

Une petite réflexion m'est venue sur le commandement. On ne cesse de dire que commander c'est choisir.

Le plus souvent, on considère que ce choix consiste à établir des priorités, donc à établir ce qu'on va faire en premier, puis en second, etc...

source

Cela amène à des contradictions comme le fameux "tout en" que j'ai vu apparaître dans de nombreux ordres de toute nature : "faire ceci tout en faisant cela", ce qui signifie qu'on ne choisit pas vraiment puisqu'on met deux choses de même rang. ON ne classe pas, on ne priorise pas, on ne décide pas.

Il reste que le vrai choix ne porte pas sur le point d'effort, contrairement à ce que tout le monde pense. Non, le choix consiste à décider ce à quoi on renonce. C'est le renoncement qui marque les priorités...

Dans notre méthode de raisonnement tactique, il faudrait en fait qu'on examine les options et qu'on propose au chef d'éliminer celles qui ne sont pas essentielles, même si elles contribueraient à l'effet général.

Mais l'économie des moyens et la concentration des efforts doivent nous forcer à ne pas tout faire. Donc à se découvrir dans des lieux évalués. Donc à prendre des risques...

Voilà le vrai risque de la décision : celui des choses qu'on abandonne....

O. Kempf

jeudi 2 novembre 2017

Au revoir, là haut

Voici un excellent film qui prolonge sa carrière grâce à un bouche à oreille mérité. Comment une histoire commencée l'avant-dernier jour de la Première Guerre mondiale, poursuivie par l'histoire d'une gueule cassée et une arnaque aux monuments aux morts, peut-elle rencontrer un tel succès ? par la grâce, tout simplement.

Lire la suite...

jeudi 26 octobre 2017

De l'estafette au digital (Inflexions n° 36)

Article paru dans Inflexions n° 36 (octobre-décembre 2017), (voir ici) dont le thème est le sens de l'action. J'y montre que la question des communications a toujours été centrale dans la conduite de l'action, pour terminer par une distinction que je crois féconde entre les bulles cyber, numérique et digitale. J'y travaille pas mal et suis encore en train de l'affiner, mais c'est une des premières formalisations de distinctions qui sont fort utiles, dans le confusionnisme ambiant, y compris chez des "spécialistes".

Le sens de l’action : quel beau sujet de réflexion ! Il est en effet au cœur des préoccupations de tout chef qui sait qu’il doit à la fois conduire l’action (être un homme d’action) et en même temps réfléchir, tant la guerre mobilise également ses qualités intellectuelles. Toujours, le soldat devra articuler la pratique et la théorie. Il devra penser les événements, penser l’ennemi et l’environnement, calculer la manœuvre de l’autre puis la sienne propre. Sauf dans le corps à corps où seules la force brute, l’adresse, la technique de combat jouent, le reste de la guerre est un duel donc une dialectique.

Le sens de l’action revêt incontestablement des permanences. Pourtant, l’objet de cet article vise surtout à identifier ses évolutions bien plus que les continuités. Car il convient d’abord de constater qu’évolutions il y a, pour des raisons sociales ou techniques. D’ailleurs, une des principales évolutions techniques affecte la fonction des communications militaires qui touche en retour la conduite du combat. Mais cette évolution fait face récemment à de profondes évolutions (cyber, numérique ou digitale) qui accélèrent le processus et défient les permanences.

Lire la suite...

- page 2 de 109 -